Mini-scandale après l'appel d'une compagnie d'assurances au roi zoulou



Le coup de téléphone d'une compagnie d'assurances au roi traditionnel zoulou a provoqué un mini-scandale en Afrique du Sud, où le Parlement a jugé "inacceptable" cette intrusion dans la vie privée du monarque.

La commission parlementaire sud-africaine chargée de la justice a fait part de "sa grande inquiétude après l'incident où les informations personnelles du roi Goodwill Zwelithini ont été utilisées afin de tenter de vendre au monarque une assurance". Il s'agit clairement d'une "violation de la loi sur la protection des données privées", a estimé la commission dans un communiqué publié samedi soir.
"Vous parlez à la mauvaise personne", lui répond le monarque. "Je ne suis pas monsieur Zoulou, je suis le roi de la nation zoulou." Le président de MiWay, Rene Otto, a annoncé sur Twitter qu'il avait personnellement contacté le roi pour lui présenter des excuses. "Il était très détendu au sujet de l'incident. (...) Nous apprécions sa générosité et son humanité".
Mais la famille royale a fait part publiquement de son indignation, n'excluant pas de saisir la justice. "Bien que l'employé ait eu des remords après que Sa Majesté l'a réprimandé, nous sommes déçus qu'au lieu de présenter formellement des excuses, l'assureur MiWay ait transmis l'enregistrement audio aux membres du public", a dénoncé la famille royale dans un communiqué.



AFP